Intégration sous-régionale : Le festival Niumi Badiya de Toubacouta s’impose comme la vitrine de l’axe Sénégal-Gambie

Toubacouta (Sénégal) – Le festival Niumi Badiya, grand rendez-vous culturel co-organisé par des acteurs sénégalais et gambiens à Toubacouta, dans l’ouest du Sénégal, confirme son statut d’événement majeur pour l’intégration africaine. Lors de la cérémonie officielle ce samedi, la ministre déléguée chargée de la Culture, des Industries créatives et du Patrimoine historique, Mame Coumba Diop, a chaleureusement salué cette initiative qui transcende les frontières nationales.
Un carrefour aux dimensions multiples
Pour l’autorité ministérielle, ce rassemblement dépasse le simple cadre festif pour devenir un levier de développement local et régional. « Le festival Niumi Badiya est la preuve qu’un évènement culturel peut être à la fois un espace de dialogue, un marché des arts et une vitrine touristique », a déclaré Mme Diop.
Réunissant des artistes venus notamment de Sédhiou (sud du Sénégal) et de la Gambie voisine, l’événement déploie une approche transversale. Selon la ministre, ce rendez-vous revêt simultanément une dimension touristique, culturelle, artisanale et environnementale. Elle a également profité de l’occasion pour saluer le « plan stratégique » ambitieux élaboré par la commune de Toubacouta, qui planifie déjà les cinq prochaines éditions annuelles du festival.
La culture comme moteur de paix et d’intégration
Au-delà des festivités, l’événement symbolise la profondeur des liens qui unissent les deux pays d’Afrique de l’Ouest. Les acteurs culturels gambiens et sénégalais démontrent sur le terrain que la géographie n’est qu’un aspect d’une réalité beaucoup plus vaste. « [La Gambie et le Sénégal] ne partagent pas seulement une frontière, mais aussi une histoire, des familles, des traditions et la volonté de promouvoir la paix et l’intégration africaine par la culture », a rappelé la ministre sénégalaise, avant de tracer les perspectives d’avenir : « Notre ambition est claire : faire de Toubacouta une destination culturelle, touristique, artisanale et écotouristique de référence en Afrique de l’Ouest. »
Un soutien étatique renforcé pour la jeunesse et les infrastructures
En marge des festivités, lors de sa visite au centre d’interprétation de Toubacouta, Mame Coumba Diop a décliné la feuille de route de son département ministériel. Un accent particulier sera mis sur la modernisation des infrastructures culturelles de proximité afin de stimuler la créativité des jeunes talents locaux.« Sous notre magistère, nous essayerons de doter tous les centres culturels en sons et lumières afin de permettre à nos jeunes talents de s’épanouir », a-t-elle notamment annoncé.
Pour concrétiser ces ambitions, la ministre a lancé un appel direct aux forces vives du secteur, invitant formellement les producteurs et les entrepreneurs culturels à renforcer leurs compétences et à se former davantage pour mieux valoriser et commercialiser leurs créations. Elle a conclu en réitérant l’engagement ferme et l’accompagnement continu de l’État aux côtés des producteurs du monde des arts.




