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PASTEF : Aldiouma Sow émet de « sérieuses réserves » sur le rejet des candidatures par la HARP

Le processus électoral interne pour la présidence de PASTEF-Les Patriotes traverse une zone de turbulences. Suite à l’invalidation massive de sept dossiers de candidature sur huit par la Haute Autorité de Régulation du Parti (HARP), Aldiouma Sow, membre du Bureau politique national, est monté au créneau. Tout en réaffirmant son respect pour l’instance de contrôle, ce cadre de la formation au pouvoir conteste ouvertement la conformité juridique des premières décisions rendues.

Un appel pressant aux recours internes

Face à ce filtre particulièrement sévère, le ministre-conseiller du président de la République exhorte les candidats recalés à ne pas baisser les bras. Il les invite à exploiter immédiatement toutes les voies de droit disponibles avant la clôture définitive du contentieux électoral.« J’encourage vivement les candidats qui ont été recalés à déposer leur recours auprès de la HARP», a-t-il déclaré.

Pour M. Sow, cette démarche n’est pas une simple formalité, mais un acte de foi envers l’ADN du parti : « Il en va du respect des principes fondateurs de notre formation politique, tels que la démocratie et la légalité internes, mais aussi de la conformité du processus d’élection de notre futur président avec le droit positif en vigueur au Sénégal en matière de création et de fonctionnement des partis politiques ».

Des doutes sur la légalité de la procédure

Au-delà des mots d’encouragement, la position d’Aldiouma Sow fragilise la posture de la HARP. Le responsable politique ne cache plus ses doutes quant à la régularité de la procédure en cours, installant le débat de la rigueur juridique au cœur de la formation.« J’ai beaucoup d’estime et de considération pour les frères et sœurs de Parti qui dirigent la HARP. Néanmoins, je dois avouer que j’émets de sérieuses réserves d’ordre légal concernant les actes pris jusqu’ici par cette instance dans le cadre de cette élection », a-t-il révélé avec franchise.

Le risque d’une crise de légitimité.

Pour ce membre influent du Bureau politique, PASTEF joue gros dans ce scrutin. L’alignement strict sur les textes fondamentaux reste la seule arme pour prémunir le parti d’une crise interne majeure ou de contestations futures à l’échelle nationale. « À ce stade de la procédure, il est à mon sens impératif que toutes les décisions prises par ladite entité centrale soient rigoureusement conformes à nos statuts et à notre règlement intérieur », prévient-il. Avant de brandir une mise en garde solennelle sur l’impact d’un éventuel passage en force : « Le non-respect de ces textes fondamentaux risquerait d’entacher définitivement la légalité et par conséquent la légitimité du prochain président de notre Parti aux yeux des militants, des cadres et aux yeux du peuple sénégalais dans son ensemble ».

Le traitement des futurs recours par la HARP sera désormais scruté à la loupe par l’ensemble du landerneau politique sénégalais.

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