PASTEF-Les Patriotes cadre la vague de démissions : le COMEX appelle au respect des procédures et à la continuité de l’État

Quelques heures après le limogeage d’Ousmane Sonko, plusieurs responsables issus du parti ont quitté leurs fonctions dans la haute administration. Réuni ce samedi 23 mai 2026, le Comité Exécutif de PASTEF-Les Patriotes a publié un communiqué pour encadrer ces retraits. Il réaffirme le libre choix individuel, mais exige le respect des procédures administratives et appelle les cadres encore en poste à privilégier l’intérêt national.
La démission en chaîne de plusieurs responsables du PASTEF-Les Patriotes n’est pas passée inaperçue. Ce samedi, le Comité Exécutif du parti a réagi officiellement pour poser un cadre clair face à la situation née du limogeage d’Ousmane Sonko de ses fonctions gouvernementales.
Dans un communiqué publié dans l’après-midi, l’instance dirigeante dit « prendre acte des décisions de retrait » enregistrées parmi ses militants occupant des postes dans la haute administration. Mais elle entend encadrer la forme que doivent prendre ces départs.
Un rappel du libre choix, assorti d’un appel à la procédure
« Nous rappelons que l’exercice ou la renonciation aux responsabilités publiques est un choix individuel librement consenti », souligne le COMEX.
Le parti ne conteste donc pas le principe des démissions. Il insiste toutefois sur la nécessité de respecter les règles administratives en vigueur. Le COMEX invite les cadres démissionnaires à « privilégier les procédures et normes établies, dans le respect de la chaîne hiérarchique, en passant par les canaux officiels ».
Le communiqué met un point d’honneur sur un aspect réglementaire : il est nécessaire d’attendre « la notification formelle de fin de fonction émise par l’autorité compétente » avant de cesser toute activité. L’objectif affiché est d’éviter toute situation de vide juridique ou de contestation administrative.
Éviter la paralysie de l’administration
Au-delà des départs, PASTEF cherche à prévenir une désorganisation des services publics. La direction du parti a adressé une directive aux responsables encore en poste dans les directions générales et les sociétés nationales.
Elle les exhorte « explicitement à faire prévaloir les intérêts supérieurs de la nation sur les considérations de positionnement politique immédiat ».
Le message est clair : la transition politique en cours ne doit pas se traduire par un arrêt du fonctionnement de l’État.
Un appel à la loyauté pour ceux qui restent
Le COMEX s’adresse directement aux cadres qui ont choisi de poursuivre leur mission.
« Pour celles et ceux des responsables qui, dans l’intérêt exclusif du pays, ont décidé de continuer leur mission, nous les exhortons, en bons patriotes, à le faire avec rigueur, efficacité et loyauté jusqu’à notification d’une décision de révocation par l’autorité de nomination », indique le Comité Exécutif.
Cette formulation vise à distinguer deux attitudes au sein du parti : celles et ceux qui se retirent, et celles et ceux qui assurent la continuité du service public jusqu’à nouvel ordre.
Contexte : un parti en recomposition après le limogeage de Sonko
La réaction du COMEX intervient dans un climat politique tendu, marqué par le limogeage d’Ousmane Sonko. L’éviction du leader du PASTEF a provoqué un effet domino au sein de l’appareil administratif, plusieurs de ses proches ayant choisi de quitter leurs fonctions par solidarité politique.
Avec ce communiqué, le parti tente de concilier deux impératifs : respecter l’engagement militant de ses cadres et éviter d’être accusé de bloquer le fonctionnement de l’administration.
Le COMEX ne remet pas en cause la légitimité des démissions, mais il rappelle que l’action publique obéit à des règles qui s’imposent à tous, y compris en période de crise politique.



