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Bakel : Au cœur des rizières, la SAED et les producteurs scellent le pacte de la souveraineté alimentaire

Le soleil de l’est du Sénégal plombait les périmètres rizicoles de Yaféra et de Kolangal, mais sur le terrain, l’effervescence des grands jours l’emportait sur la chaleur. En ce début de semaine, Alassane Ba, le Directeur général de la SAED, foulait à nouveau la terre de Bakel.

Venu mesurer le fruit des efforts de la campagne de contre-saison chaude et anticiper l’hivernage, il marchait côte à côte avec ses techniciens et des producteurs dont les visages laissaient lire la fierté du travail accompli. «J’étais là, au démarrage de la campagne et je suis revenu pour m’enquérir de la situation des récoltes », confiait-il avec enthousiasme.

Dans les allées de ces parcelles reverdies, le soulagement était général. Autrefois, la menace des pluies diluviennes planait comme une épée de Damoclès sur des récoltes tardives. Aujourd’hui, ce vieux problème appartenait au passé. « Je félicite les producteurs pour le respect du calendrier culturel, ce qui était un problème majeur est aujourd’hui dépassé », s’est félicité Alassane Bâ. Grâce à cette discipline et à la dotation en amont de deux moissonneuses-batteuses par la SAED, les machines s’activaient à plein régime. Les résultats parlaient d’eux-mêmes. « Aujourd’hui la récolte est à 82% terminée et avant les pluies diluviennes, ils auront déjà terminé, ce qui n’était pas le cas dans les années passées. Et on a appris que les gens arrivent à obtenir cinq tonnes à l’hectare», a signalé le Directeur général de la SAED. En observant ce ballet mécanique, Alassane Ba ne cachait pas sa joie, fixant déjà un objectif ambitieux d’arriver à «huit tonnes à l’hectare».

Au-delà des chiffres, c’est une véritable révolution de l’indépendance qui se jouait sous les yeux de la délégation. Le DG de la SAED a longuement salué l’initiative endogène des agriculteurs, parvenus à sécuriser leur propre production de semences. « Je félicite les producteurs aussi sur l’effort d’être indépendant en semences. C’est des initiatives endogènes qu’il faut saluer et la SAED les encourage et va les accompagner, parce que la semence représente 30% de la production et pour avoir un bon rendement, il faut des semences de qualité », a-t-il rappelé. Pour l’avenir, la vision partagée dessinait les contours d’une agriculture moderne. « Le travail aussi sera facilité avec la mécanisation d’amont en aval », a-t-il promis, tout en rappelant la volonté manifeste de son institution de procéder à une « solarisation universelle des périmètres » afin d’aider les populations à réduire les coûts d’électricité.

Au terme de la journée, alors que le vrombissement des moissonneuses s’estompait, les producteurs ont pris la parole pour exprimer leur profonde satisfaction face aux aménagements réalisés. En scellant cette alliance, la SAED envoyait un message clair au monde rural. « Je les rassure que la SAED et l’État du Sénégal seront toujours à leur côté dans l’effort de la souveraineté et de la sécurité alimentaire», a conclu M. Bâ.

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