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Développement des cultures urbaines : L’Axe Nord reçoit 64 millions de Fcfa du FDCUIC, un pas de plus vers l’équité territoriale

Le Fonds de Développement des Cultures urbaines et des Industries créatives (FDCUIC) a procédé, ce mardi, à la remise officielle de subventions d’un montant global de 64 millions de francs CFA aux acteurs culturels de l’Axe Nord, englobant les régions de Saint-Louis, Louga et Matam. Cette initiative marque une volonté forte de décentraliser le soutien public aux arts et d’accompagner l’économie créative là où se trouvent les talents.

La cérémonie de remise des enveloppes a été présidée par Jean Benoît Bakhoum, Secrétaire général du FDCUIC. Selon lui, cette dotation financière a pour but direct de renforcer les compétences des artistes et des entrepreneurs de la culture. Elle doit aussi aider ces secteurs à peser plus lourd dans l’économie des régions concernées.

Toutefois, l’octroi de ces fonds s’accompagne d’une exigence de responsabilité. M. Bakhoum a fermement invité les différents bénéficiaires à faire preuve d’une gestion transparente et rigoureuse des sommes reçues, afin de maximiser l’impact de leurs projets sur le terrain.

Pour l’année 2026, la compétition a été particulièrement serrée à l’échelle nationale. Selon une note conceptuelle du FDCUIC, l’appel à projets a enregistré un total de 855 dossiers de candidature. Au terme des sélections, 244 programmes ont été retenus pour bénéficier d’une enveloppe globale de 570 millions de francs CFA répartie sur tout le territoire sénégalais.

Cette répartition géographique est saluée par les observateurs locaux comme une avancée majeure. Sira Bâ, Directrice du Centre culturel régional Abdel Kader Fall de Saint-Louis, a exprimé son enthousiasme face à cette démarche d’équité territoriale. Elle a insisté sur le concept de « justice équitable », rappelant qu’il est capital d’inclure activement les talents des régions de l’intérieur du pays, trop souvent restés dans l’ombre de la capitale.

Au-delà des subventions ponctuelles, Sira Bâ a profité de l’occasion pour lancer un appel en faveur d’un soutien encore plus structuré pour le nord du pays. Elle rappelle que la culture n’est pas qu’une simple affaire de divertissement, mais qu’elle représente un pilier majeur du développement économique et social pour le Sénégal.

« Il y a un vivier culturel et économique au niveau de Saint-Louis qu’il faudra davantage accompagner », a-t-elle insisté devant les journalistes. Pour la directrice, l’enjeu des prochaines années sera de transformer ce potentiel brut en une véritable industrie créative autonome, capable de générer des emplois stables et de la richesse pour la jeunesse locale.

Grâce à cette impulsion du FDCUIC, les porteurs de projets de Saint-Louis, Louga et Matam disposent désormais des moyens financiers pour donner vie à leurs ambitions et prouver que la créativité sénégalaise brille bien au-delà de Dakar.

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