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Drame à Podor : Une attaque d’abeilles tue trois chevaux et fait quatre blessés à Ngayaye

Le village de Ngayaye, situé dans la commune de Ndioum (département de Podor), a replongé dans la terreur ce week-end. Une violente attaque d’essaims d’abeilles a coûté la vie à trois chevaux, blessé gravement quatre personnes et réveillé le traumatisme des habitants face à un fléau désormais récurrent.

L’alerte et la désolation se lisent encore sur les visages à Ngayaye. Ce samedi, aux alentours de 14 heures, ce paisible village du nord du Sénégal a été le théâtre de scènes de chaos total. Alors que les familles s’apprêtaient à partager le repas de la mi-journée, des milliers d’abeilles ont soudainement envahi les concessions, installant une panique générale.

Un déjeuner qui vire au cauchemar

Le témoignage du chef du village, recueilli par les médias locaux, décrit la soudaineté et la violence de l’assaut. « Vers 14 heures, nous étions sur le point de déjeuner lorsque les abeilles ont attaqué. Les habitants ont tenté de fuir dans tous les sens pour échapper à l’essaim », raconte l’autorité coutumière.

Dans la cohue, la fureur des insectes n’a laissé aucune chance aux animaux attachés. Trois chevaux ont succombé à la toxicité des piqûres multiples. Quatre villageois ont également été blessés et pris en charge, s’ajoutant à la liste des victimes de ce phénomène destructeur.

Un calvaire qui dure depuis trois ans

Ce nouveau drame n’est malheureusement pas un cas isolé. À Ngayaye, la peur s’est installée de manière permanente depuis maintenant trois ans. Les attaques d’essaims migrateurs ou sédentarisés se répètent, menaçant la vie des hommes et décimant le bétail, pilier de l’économie locale.

L’année dernière, le village avait déjà payé le prix fort : une femme avait perdu la vie à la suite d’une attaque similaire. « Depuis trois ans, nous vivons ce calvaire. Aujourd’hui, nous sommes encore confrontés au même drame », déplore le chef de village, qui exprime le désarroi d’une communauté à bout de forces.

Les populations interpellent l’État

Face à cette menace invisible mais mortelle, le sentiment d’abandon grandit. Les populations de Ngayaye et de la commune de Ndioum lancent un cri de détresse pressant aux autorités étatiques et aux services de la protection civile.

Les villageois réclament :

  • Une enquête environnementale approfondie pour identifier les nids et comprendre l’origine de ces essaims agressifs.
  • Des interventions de spécialistes (apiculteurs, agents des Eaux et Forêts) pour déloger ou déplacer les ruches sauvages à proximité des habitations.
  • Des mesures de sécurisation d’urgence pour anticiper de futurs assauts alors que la saison de transhumance et de récoltes bat son plein.

En attendant une réaction officielle, les habitants de Ngayaye vivent le regard tourné vers le ciel, redoutant le prochain bourdonnement qui pourrait à nouveau endeuiller le village.


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