Coopération Sénégal-Allemagne : 3FPT et la KfW unissent leurs efforts, 3 000 jeunes pour la deuxième phase du PFPE

C’est un tournant décisif pour l’employabilité des jeunes à l’intérieur du Sénégal. Fort du succès d’une première phase qui a qualifié plus de 1 000 apprenants, le Projet de Promotion de la Formation Professionnelle et de l’Emploi (PFPE) passe à la vitesse supérieure en ouvrant son second chapitre. Fruit d’une alliance stratégique entre le 3FPT et la coopération allemande (KfW/PLANCO), cette nouvelle étape ambitionne d’équiper et d’insérer 3 000 jeunes au cœur des dynamiques économiques de Diourbel et de la Casamance.
Une alliance forte pour la jeunesse
Le PFPE est le fruit direct de l’entente entre le Sénégal et l’Allemagne. Son but est simple : donner aux jeunes des compétences que les entreprises recherchent vraiment. Lors de cette table ronde à Dakar, les équipes ont fait le point sur la période 2023-2027. Le constat est clair : la formule fonctionne, et il faut maintenant l’étendre à plus grande échelle.
Le cap mis sur la Casamance et le Bassin arachidier
Pour cette nouvelle étape, le projet déploie ses actions au cœur de quatre territoires stratégiques. Les efforts se concentreront d’abord sur la région de Diourbel, carrefour économique majeur du bassin arachidier. Le programme étendra ensuite son ancrage en Casamance à travers la région de Ziguinchor, pôle d’activité essentiel du Sud. Les opportunités de formation bénéficieront également à la jeunesse de Kolda, une zone frontalière au fort potentiel de développement. Enfin, le dispositif s’installera dans la région de Sédhiou pour y dynamiser l’insertion professionnelle locale.

En ciblant ces régions, le projet veut freiner l’exode des jeunes vers la capitale. L’objectif est de leur permettre de se former et de travailler directement chez eux, en développant l’économie locale.
Les 4 piliers de la Phase 2
Pour garantir la réussite des 3 000 prochains bénéficiaires, le 3FPT ne va pas se contenter de donner des cours. Le programme se déploie désormais autour de quatre piliers fondamentaux pour garantir la réussite des bénéficiaires.

Tout d’abord, la dimension « Surveiller » impose un contrôle régulier et rigoureux afin de maintenir une qualité optimale des cours dispensés. Ensuite, le volet « Noter » se traduit par une évaluation précise et juste des compétences acquises par chaque élève tout au long de son parcours. Par ailleurs, l’étape « Diplômer » matérialise cette réussite grâce à la remise d’un certificat officiel qui prouve de manière incontestable leur savoir-faire technique. Enfin, l’axe « Guider » apporte un accompagnement actif et un vrai coup de pouce aux diplômés, que ce soit pour décrocher un travail ou pour créer leur propre petite entreprise.
L’horizon d’octobre 2026
La réunion de ce mercredi a permis de caler les derniers détails. Les crayons sont taillés, les budgets sont votés, et les équipes sont prêtes.Le grand départ est prévu pour le mois d’octobre 2026. Ce jour-là, sous les yeux des autorités sénégalaises et des représentants allemands, la phase 2 sera officiellement lancée. Pour 3 000 jeunes du Sénégal, l’aventure ne fait que commencer.




