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Souveraineté alimentaire : Le Sénégal donne un coup d’accélérateur historique à son aquaculture à Bokhol

La ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Amy Mara Dièye, a inauguré ce mercredi 13 août 2026 une usine moderne d’aliments pour poissons à Bokhol (département de Dagana). Cet événement, couplé au lancement du programme national Aquagef 360, marque un tournant décisif dans l’indépendance économique et l’insertion des jeunes et des femmes dans la filière halieutique.

Le tournant de l’indépendance nutritionnelle

Le paysage aquacole sénégalais vient de vivre une mutation profonde. Ce mercredi 13 août 2026, la ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Amy Mara Dièye, a officiellement mis en service la nouvelle usine de fabrication d’aliments pour poissons à Bokhol. Pour les pisciculteurs locaux, cette infrastructure représente la fin d’un étranglement financier historique : celui de la dépendance absolue vis-à-vis des intrants importés, dont la volatilité des prix plombait jusqu’ici la rentabilité des fermes.

Pour la représentante du gouvernement, cet investissement dépasse de loin la simple logique industrielle. Il s’agit d’un choix hautement politique et souverain. « Cette usine traduit la volonté de l’État de mieux contrôler la chaîne de valeur aquacole. Elle constitue une nouvelle brique dans la construction de la souveraineté alimentaire du Sénégal », a déclaré Amy Mara Dièye.

En relocalisant la production d’aliments, le Sénégal permet aux exploitants de sécuriser leurs approvisionnements tout en maîtrisant leurs coûts d’exploitation. L’ambition à terme est de doper la compétitivité du poisson local sur les marchés nationaux et sous-régionaux.

L’impulsion Aquagef 360 : L’entrepreneuriat inclusif au cœur des territoires

Le volet social de cette politique sectorielle s’est matérialisé le même jour par le lancement d’Aquagef 360. Ce nouveau programme public est spécifiquement calibré pour autonomiser et insérer les jeunes et les femmes dans le tissu économique rural et littoral.

Le programme ne fera aucune distinction entre les filières : il couvrira aussi bien l’aquaculture continentale en eau douce que la mariculture en milieu marin. L’objectif des autorités est de structurer un véritable réseau d’entrepreneurs locaux, capables de fixer les emplois dans leurs régions d’origine en créant de la richesse durable.

La vallée du fleuve Sénégal, épicentre de la production nationale

Le choix stratégique de Bohol confirme le statut de la vallée du fleuve Sénégal comme le futur pôle de compétitivité aquacole du pays. La ministre a rappelé que la combinaison unique d’une ressource en eau abondante et des fortes potentialités agricoles de la région offrait un terrain idéal pour bâtir une filière intégrée d’excellence.

Ce projet d’envergure repose sur un modèle d’alliance public-privé vertueux. Amy Mara Dièye a ainsi salué le partenariat opérationnel liant l’État, l’Agence nationale de l’aquaculture (ANA) et la Société Atlantique Mariculture. Cette synergie doit servir de modèle pour la modernisation globale des infrastructures et l’amélioration de l’accès aux financements pour les petits producteurs.

Prochaine étape : Le SIAC Dakar 2026

Le Sénégal ne cache plus ses ambitions africaines. En marge de l’inauguration, la ministre a annoncé la tenue du Salon international de l’aquaculture (SIAC) à Dakar, du 6 au 8 octobre 2026.

Ce rendez-vous international sera l’occasion pour le pays de présenter son nouveau modèle industriel et d’attirer de nouveaux investissements. Pour clore la cérémonie, Amy Mara Dièye a invité l’ensemble de l’écosystème chercheurs, collectivités territoriales et organisations professionnelles à se mobiliser pour faire de cette transition une réussite économique totale.

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